La récupération dépend de l’ampleur de la lésion, ainsi que de sa localisation dans le cerveau. Un rétablissement des fonctions langagières est partiellement possible, parce que les cellules cérébrales aux abords immédiats de la lésion peuvent se rétablir et reprendre à leur charge une partie des fonctions langagières.
Phase aiguë La plupart des personnes touchées par l’aphasie commencent par penser que leurs capacités langagières se rétabliront complètement. Les personnes ayant des difficultés marquées de compréhension ne reconnaissent pas leurs troubles ; ils ne voient qu’un vague changement par rapport à l’état initial. Cela peut donner des réactions fâcheuses, car ils ont l’impression que c’est leur entourage qui conspire en baragouinant. D’autres personnes sont conscientes dès le début de leur maladie et en souffrent énormément.
Phase post-aiguë Dans la phase suivante, avec le début de la thérapie et les premiers progrès, la personne aphasique commence à réaliser qu’elle devra probablement vivre avec un handicap langagier, et ceci pendant toute sa vie. Certains s’opposent d’abord à cette idée, en se cramponnant à l’espoir d’une amélioration ; d’autres réagissent par la dépression, se claustrant avec le sentiment d’être à la charge de tout le monde. Bien souvent se posent des questions à propos la planification de la vie ; les questions relatives aux problèmes professionnels ou financiers doivent également être clarifiées.
Phase chronique Au fil du temps, les personnes aphasiques parviennent à améliorer leur qualité de vie et ceci malgré leur handicap. Ils se découvrent de nouveaux intérêts et activités, praticables en dépit du handicap langagier. Une telle réorientation prend de nombreux mois, voire des années.
Le temps nécessaire et la durée de la thérapie pour maîtriser une telle crise de vie varient beaucoup d’une personne à l’autre.
|